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Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome III

conditions pratiques de leur emploi, on ne saurait cependantque louer cc 
lour de force, qui a sans doute exig4 bien des rebuts et bien des refections; 
mais il etait bon de montrer jusqu’ä quel degre d’exactitude il estpossible 
de parvenir dans les grandes usines. Nous avons bien souvent regardö, 
parleur reflexion sur les parties planes ou courbes, les lignes de la loiture 
de la salle des macbines, et nous avons toujours ete surpris de l’exactitudo 
de ces images et de l’exactitude de leurs deformations. 
Ces caracteres etaient peut-etre plus manifestes encore dans une petite 
machine-pilon, a deux cylindres, avec r^servoir inlermediaire, cons- 
truite pour le service d’un atelier, sur le meme principe que les macbines 
de bateau les plus r^centes. On en pourrait peut-etre discuter la destina- 
tion, mais non la disposition et le fini du travail. Le bati en fonte de cette 
machine avait ses principales aretes arrondies, et, sans doute pour mettre 
en evidencc la quaiite de la fonte, on etait parvenu a les polir ä ce point 
que Ton ne saurait mieux les comparer qu’aux plus beaux specimens des 
petites pieces dela fonderie americaine. 
Il faut ajouter quecette excessive perfection etait evidemment unecoquet- 
terie des habiles directeurs du Creuzot, qui ont tout fait depuis plusieurs 
annees pour placer au premier rang tous leurs produits mdtallurgiques. 
L’Angleterre n’avait exposd aucune locomotive; mais ces macbines 
etaient nombreuses en Autriche et en Allemagne; la Belgique aussi se 
faisait remarquer par quelques beaux types, et particulierement par une 
grande locomotive Systeme Meyer, de la construction de la compagnie 
beige de materiel a Bruxelles, a laquelle le Jury n’a peut-etre pas renclu 
pleine justice. 
Le nombre des locomotives a l’Exposition etait assez considerable; on 
comptait ho macbines de grande exploitation et 7 macbines de manceuvres 
ou de mines. Sur les 4o premieres, 1’Allemagne et l’Autriche n’en prd- 
sentaient pas moins de 26; au total, 33, avec les macbines secondaires. 
Les autres macbines etaient reparties de la maniere suivante : Angleterre, 
2; France, 3; Italie, 1; Belgique, 6; Bussie, 2. 
On voit par ces chiffres avec quelle prepond^rance les interets locaux 
etaient repr^sentes; mais les machines repondant a des buts divers cons- 
tituaient vraiment pour l’Aulricbe et pour l’Allemagnc une exposilion d un 
grand interel, ou une etude quelque peu altcntive faisait tout d’abord x - econ- 
naitrc une diversitd ä laquelle nous sommes tres-peu habilu^s. C’est qu en 
effet les cbemins de fer, en France et en Angleterre, ne presentent pas les 
meines contrastes, soit sous le rapportdes courbes et des rampes, soit sous 
le rapport des faibles vitesses dont on se contente sur beaucoup de lignes 
de l’Europe centrale. Parmi les machines diverses, 1 1 portaient seulement
	        
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