MACHINES.
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les pistons grippent, les Organes de distribution se deteriorcnl, si les pre-
cautions convenables ne sont pas prises, et il est maintenant bien demontre
(jiie rinjection presque exclusive de l’eau dans la chcminee est le inoyen le
plus efficace de combattre ces graves diflicultes.
La plupart des chemins de fer ont, a l’imitation de M. Le Chatelier,
introduit l’emploi de la contre-vapeur dans leur pratique usuelle; ils en
recoinmandent absolument l’emploi dans les parcours en pente, oü il laut
combattre, sans risquer de detöriorer le mat&riel par des freins, Faction
accel^ratrice de la pesanteur, en mettant ainsi entre les mains du mecani-
cien qui conduit la machine les moyens de l’arr^ter ou de modürer sa vitesse
acquise; l’emploi de la contre-vapeur facilite l’exploitation, 4carte bien
des dangers, et r^sout cl’une maniere simple le probleme le plus important
de la grande industrie des chemins de fer.
Il n’y a eu a Vienne qu’une voix pour decerner a M. Le Chatelier, qui
n’etait pas exposant par lui-meme, un des diplömes d’honneur.
LOCOMOBILES ET MACHINES DEMI FIXES.
Les dispositions des machines locomobiles etaient peu variees; en An-
gleterre surtout, eiles etaient accompagnees d’un grancl nombre de ma-
cbines demi-lixes, presentant, en general, peu d’interet, et il ne nous a
pas semble que nous ayons rien a redouter, sous ce rapport, de la con-
currence etrangere. On a cependant attachd unc grande importance, un
peu exageree suivant nous, a la disposition de M. Schemioth, realisee dans
une machine de M. Ransomes, pour alimenter le foyer, comme le serait un
hache-paille, par de la paille entrainee par des rouleaux. Sans doute il
existe au loinbien des localites dans lesqucllcs la paille n’a aucune valeur,
et ou il serait tres-desirable qu’elle fut employee comme combustible;
mais ce sera toujours un combustible tres-encombrant et d’une amenee si
dillicile, que le probleme ne pourra etre repute pour resolu que par une
pratique de quelque duree, surles lieux meines d’exploitation.
Les locomobiles de MM. Weyher Loreau et C io , celles de MM. Maulde
Geibel et Vibart, de MM. Buffaud freres et de MM. Hermann Lachapelle
et Glover, etaient certainement superieures a la plupart des machines al-
lemandes, surtout a celles, tres-peu avouables, qui garnissaient la grande
annexe des machines agricoles. Le rechaufieur de M. Buffaud et son rd-
gulateur automatique d’alimentation meritent d’etre particuliercment
cites.
On a beaucoup reinarquc un regulateur a lorce centrifuge, löge dans
le volant de la machine locomobdc de M. Türner, d’lpsvvich; mais cctle