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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome III

MACHINES.

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des  invenlions  frangaises  les  plus  accreditees  et  les  plus  reniarquables,  invenlion
  ä  laquelle  sont  venues  se  rattacher  depuis  lors  une  foule  d’applications
  importantes.
M.  Giffard  s’dtait  surtout  propose,  par  son  injecteur,  de  se  servir  d’uu
jet  de  vapeur  s’echappant  dune  chaudiere  pour  entramer  et  faire  entrer
dans  cette  chaudiere  l’eau  ndcessaire  ä  l’alimentation.  Le  travail  imparti
ä  la  vapeur  qui  s’dcoulait  avec  une  vitesse  considerable,  derivant  de  sa
pression  primitive,  se  trouvait  ainsi  rdparti  dans  le  nuilange  d’eau  froide
et  de  vapeur  condensee  a  son  contact,  dans  de  telles  conditions  que  le  jet
combine  etait  assez  dnergique  pour  ouvrir  une  soupape  de  rentree  et  se
prdcipiter  dans  la  chaudiere,  malgre  la  resistance  due  a  la  pression  interieure.

Depuis  l’epoque  de  son  apparition,  l’injecteur  a  ete  surtout  considere
comme  l’appareil  d’alimentation  le  mieux  approprie  aux  chaudieres  des
locomotives,  que  Ton  ne  pouvait  precedemment  alimenter  en  Station,  a
l’aide  de  leurs  pompes,  qu’en  les  faisant  cheminer  sur  les  voies,  dans  le
seul  but  de  mettre  ces  pompes  en  action.
Dans  ces  dernieres  annees,  on  l’a  applique  ä  beaucoup  d’autres  usages,
en  lui  donnant  plus  particuli&rement  la  denomination  d’djecteur,  lorsqu’il
sert  a  determiner  l’expulsion  d’un  liquide  ou  d  un  gaz.
Primitivement,  le  jet  de  vapeur  etait  exclusivement  central,  et  c’est  ainsi
qu  on  l’emploie  encore  pour  l’alimentation  des  chaudieres  a  vapeur  et
pour  laspiration  de  l’eau,  en  multipliant  dans  ce  dernier  cas  les  anneaux
concentriques  par  lesquels  le  liquide  est  appey,  par  voie  de  succion,
jusquau  contact  du  jet  de  vapeur.  C’est  la  multiplicit^  de  ces  orifices  qui
caracteriseplus  particulierement  les  ejecteurs  multiples  de  M.  Friedmann,
qui  figuraient  en  grand  nombre  a  l’exposition.
Pour  la  compression  ou  laspiration  de  l’air,  M.  Siemens  a  modifie
dune  maniere  rationnelle  l’injecteur  primitif,  en  donnant  au  jet  de  vapeur
une  section  annulaire  d’un  demi-millimetre  environ  d’ouverture,  et  en
faisant  agir  simultanement  ce  jet  a  l’intdrieur  et  a  l’exterieur  du  jet  annulaire ­
  de  vapeur.  II  a,  dans  la  construction  de  cet  appareil,  pose  les  vrais
pnncipes  de  son  application,  en  rendant  aussi  peu  ditfdrentes  que  possible
les  vitesses  des  deux  fluides  au  moment  du  contact,  et  en  rendant  ce
contact  plus  eflicace  pour  la  communication  du  mouvement  par  un  plus
grand  amincissement  des  couches;  il  obtient  ainsi,  d’apres  les  indications
fjuil  a  publides,  soit  un  vide  de  1  ]h  d'atmosph^re,  soit  une  compression
un  peu  moins  grande,  avec  de  la  vapeur  dont  la  pression  ne  depasse  pas
3  atmospheres.
Nous  avons  ete  tres-frappes,  a  l’Exposition  de  Vienne,  du  nombre  et  de
i0.
            
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