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d’honneur. Heritiers de la perseverance de leur pere et eleves a son ecolc.
MM. Tulpin avaient, en effet, r^uni des macliines d’un fini parfait et du fonc-
tionnement le plus satisfaisant. Leur machine ä appreter et secher les tissus.
leur appareil elargisseur a lames mues mecaniquement, leur tondeuse et
surlout leur machine si curieuse k griller les tissus, par des rangs multiples
de flammes, elaienl coddus de la pluparl de nos collegues etrangers, qui
u’avaieDt pas besoin d’elre edifies sur l’evcellence de leur fabrication. Pour
nous. qui avons ete les femoins de laue d'incessant labeur de M. Tulpin
pere. nous n’avons eu qua applaudir ä ce succes posthume et si bien
mente.
On sait qu’ä un autre point de vue les ateliers de M. Tulpin ont rendu
de tres-grands Services, en prenant en quelque sorte la premiere initiative
de la construction des regulateurs de pression de vapeur et des extracteurs
d’eau condensee, dont l’emploi s’est depuis lors tres-generalise.
Pour l’usage domestique, les petits modeles de machines ä repasser, de
M. Decoudun, qui operent tres-bien sur les differents objets de toilette,
et qui sont chauffes ou au gaz ou au charbon pendant l’operation meine,
sont destines ä un grand succes. 11 y a tout avantage a faire avancer le
tissu, bien ^talti sur une table, sous un cylindre qui en aplanit toutes les
parties dans de tres-bonnes conditions.
MACHINES Ä COHDRE.
Ce ne pourrait etrc que dans un concours special qu’il deviendrail pos-
sible d’apprecier les m^rites reels ou les inconvenients de ces milliers de
machines a coudre qui figuraient a l’Exposition, et qui ont ^t<i jug^es plutot
d’apres idiabilete de Touvri&re chargee de les faire valoir que d’a[»res les
merites de la’construction.
La seule m^daille de progriss a ete accordee a cette industrie, qui
nest plus entre les mains des veritables inventeurs; c’est a qui fera le plus
de rtSclame, mais nous sommes heureux d’avoir obtenu des r^compenses
de cet ordre en faveur de deux de nos exposants, M. Alker et MM. Hurtu
et Hautin, qui ne brillaient que par labonne ex^cution de leurs machines;
les derniers par la puissance qu’ils avaient su donner aux Organes destines
a operer sur des matdriaux tres-resistants.
La machine a coudre est devenue tout a fait indispensable dans les me-
na ges; la^machine k tricoter le deviendra, et ce n’est pas trop d’indiqucr
ici les progres qu’un de nos habiles m^caniciens, M. Carbonnier, a su
apporter au modele original de M. Lurnb. La belle machine a tricoter de
M. Howe, de Ncw-York, etait d’une tout autre importance.