1G EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
est fabriquee avec une grande perfection, gräce au bas pm du combus-
tible et a l’amortissement des materiaux acquis depuis longtemps.
La fabrique de Sarreguemines avait la premiere, en France, pns uii
developpement et alteint une perfection qui lui permettaient de nvaliser
avec les produits similaires anglais. M. Hippolyte Boulenger, gendre f e
M le baron de Geiger, qui a eleve Sarreguemines au rang quelle occupe
maintenant, a entrepris de monier aux portes de Paris un Etablissement
permettant d’obtenir la faience fine dans des conditions de qualitE et de
bon marche aussi grandes que possible. C’est en i8(>i que M. Hippolyte
Boulenger s’est mis ä l’oeuvre, en presence du traite de commerce qui
ouvrait aux faiences etrangeres l’entrEe du marche fran?ais; sous sa direc-
tion intelligente etenergique, la production de Choisy-le-Roi a quadruple
de 1861 a 1870. Interrompue pendant la guerre, la fabrication a recom-
mence le 1" fevrier 1871; des qu’il a pu sortir de Paris, M. Boulenger
s’est remis au travail, qu’il a continud pendant la Commune, malgre les in-
cursions et les menaces des feddres, auxquels lui et ses ouvners ont resistd
avec energie. Depuis cette epoque, la fabrique n’a cesse de prosperer;
de nouveaux fours s’eldvent, de nouvelles halles s’organisent; M. Boulen-
ger monte et developpe ses ateliers de decoration, il a aborde avec bon-
heur la fabrication des glagures de couleurs; toujours ä la recherche des
progres et des procedes nouveaux, M. Boulenger a represente ä Vienne
avec Eclatla fabrication de la faience fine francaise.
La faiencerie de Gien, sous la direction de M. Geolfroy et C ,c , est entree
dans une voie speciale, ou eile continue de marcher avec bonbeur. La
faience de Gien est aussi une faience industrielle, mais dans le genre
decoratif. Les Services de table, les cabarets, etc,, ont des formes et des
decors qui rappellent ceux des anciennes faiences de Rouen, Mousliers, etc.
Les points qui ont attire l’attention du Jury a Vienne sont principalement:
les grandes dimensions de certaines pieces, ce qui präsente, au point die
vue de la fabrication, des dilficultes serieuses; la varietd et le bon gout
des formes et des decors; enfin, ce qui est le plus important, le bon mar
che relatif. II n’a pas ete aise, en effet, de reproduire sur la faience fine
les effets de decoration realises autrefois sur la faience stanmfere; si le
resultat obtenu laisse a ddsirer au point de vue exclusivement artistique, ^
il est juste de dire qu’ä Gien on s’en est rapprochd autant que possible,
et que M. Geoffroy a eu le mdrite d’avoir vulgarise le gout des faiences
anciennes et d’avoir fait le premier des imitations accessibles a toutes les
bourses. 11 y a d’ailleurs au-dessus de notre appreciation personnelle un
tdmoignnge qui l’emporte sur tont : c’est l’accueil fait, partout ou eiles