EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
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de l’exposition ne compte pas moins de 6 violoncelles, h violons, i n 1 los
et i viole d’amour.
Le choix des bois inis en ceuvre par M. Bittner ne laisse ricn ä desirer;
mais nous avons le regret de ne pouvoir constater de progrcs depuis la
derniere exposition. !1 semble que M. Bittner persiste de parti pris dans
lcs defauls qui 1 ui avaient ete reproches : les ^clisses de ses instruments
sont toujours basses, le vernis d’un ton brun fortement encolle. L’audition
n’a pas ete plus favorable ä cet exposant: les violons ont une sonorite
cpurte et sans charme; le son de la basse est sourd et cotonneux. L’enture
a vis, que M. Bittner a adoptee, est peu plaisante, et l’avantage de cet
ageneement nous paralt problematique au point de vue des varialions
atmospheriques.
La viole d’amour est seule d’une bonne facture, et le vernis est de ineilleure
qualile. Cet instrument fait plus d’bonneur a M. Bittner que tout
le reste de son exposition. Cettc viole, jouee avec talent par M. Kral, auteur
d’une methode estimee pour cet instrument, a 6te entendue avec un
verkable plaisir. La sonorite est bonne et la qualitd du son syinpatbique.
M. C.-F. Schmidt. — M. Schmidt est dans la memo voie d’imitalion
que M. Bittner. Ce luthier a presente plusieurs imitations Magini. Le vernis
est trop lave, et la facture generale ne rachete pas ce d^faut. M. Schmidt
a expose quelques accessoires de lutherie qui temoignent d’un esprit de
recherches : un Systeme de galne destinee a proteger lcs cordes du violon
lorsqu’il est bors de sa bolle; des chevilles avec arrets qui empöchcnt de
chasser dans la volute et donnent une certaine fixite. M. Schmidt travaille
pour l’exportation; ses prix tres-moderds sont cependant superieurs a
ceux des produits similaires de Mirecourt.
M. J.-J. Bucheb. MM. Lutz et C' e . — Nous citerons pour memoire la
vitrine de M. J.-J. Bücher, qui ne se distingue que par le choix des bois;
la main-d’oeuvre laisse trop a desirer. Celle de MM. Lutz et C ie , au contraire,
temoigne d’une facture plus franche. La contre-basse particulierement est
d’une bonne coupe et d’un joli vernis. La marque de MM. Lutz est honorablement
connue en Allemagne. Cette maison date de 1792, et sa lutherie
purement industrielle bitte avec avantage avec les produits de
Markneukirchen.
M. Zach (Th.). — M. Zach est recemment elabli a Vienne. II a quitte
depuis (|uelqucs annees Pesth, oü il s’etait deja fait remarquer. L’exposilion
de M. Zach a meiite tous les suffrages de la Commission par la