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SECOURS AUX BLESSES MjILITAIRES.
pour 8 oii io pansements, quelques attelies metalliques, qui pcuvent etre
maintenues a l’aide d’un ruban, pour improviser au besoin une gouttiere.
M. Collin y a ajoute un conipresseur d’un nouveau modele, servant a
comprimer les arteres, ainsi qu’une paire de forts ciseaux coudes pour
couper les Lottes, deux ilacons, un bassin pour laver les plaies, un go-
det, etc. Le poids de cctte giberne n’est que de a kilogrammes 4oo gr.
Aussi peut-elle etre facilement portee par les infirmiers, auxquels eile
permet de rendre aux blesses de prompts et utiles secours.
C’est d’apres les meines idees que M. Demourex, de GenAve, a cons-
truit un petit sac d’ambulance tres-bien conditionne, rnais un peu plus
complique que celui de M. Collin.
M. Esmark a expose le mouchoir triangulaire de son invention, qu’il
plie dans un petit paquet avec un peu de charpie, une Lande et un morceau
de loile imbibe d’acide phenique. Ce petit paquet est remis a chaque
soldat et lui permet de faire un premier pansement.
Ce meme Chirurgien a imagine de comprimer, au moyen de Landes de
caoutchouc, les membres qui doivent etre operes, de maniere a les rendre
exsangues et a empecher le sang qui se trouve dans le membre ampute de
se perdre. Les bandes de caoutchouc employees A cet usage sont tres-
faciles a transporter et occupent peu de place.
M. Collin expose encore un appareil qui permet aux personnes qui ont
subi une desarticulation de la cuisse de bien marcher et de s’asseoir
d’aplomb; ce qui n’avait pas encore ete fait pour les appareils du m$me
gen re.
Avec les systemes anciens, les malades ne pouvaient etre assis qu’A
moitie; de cetto fausse position resullait une grande fatigue, et souvent une
d^viation de la colonne vertebrale.
A l’aide du nouvel appareil de M. Collin, quand le malade veut s’as
seoir, il appuie simplement sur un verrou qui fait agir deux pieces, per-
mettant, l’une la flexion de la jambe sur la cuisse, et l’autre, de la cuisse
sur le tronc.
Nous signalerons encore un petit appareil qui se trouve dans le fourgon
prussien, et qui peut etre tres-utile pour les operations de nuit; c’cst une
lanterne munie d’un rellecteur tres-puissant, et qui donne ainsi une vive
lumiere.
Celte lanterne est asscz petite, facile a porter, et eile peut etre lixee
sur la poitrine, comme les lanternes qui sont portees par les employes
des chemins de fer allemands.
M. le docteur Roussel, de Geneve, et M. le docteur Belina exposent,
tous deux, leurs appareils pour la transfusion du sang.