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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome IV

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EXPOSITION  UNIVERSELLE  DE  VIENNE.
ler  toutes  ses  eaux,  a  l’exception  de  celles  que  debile  le  bras  appele  canal
du  Danube,  q»i  traverse  la  ville  de  Vienne.  Ce  lit,  qui  a  285  metres  de
largeur  pour  les  eaux  ordinaires,  et  800  metres  pour  les  plus  grandes
crues,  est  pr<5par4  immediatement  avec  son  profil  definitif,  avec  des  berges
perreyees  ou  des  murs  de  quai,  sans  qu  on  ait  recours  a  1  action  des  eaux
pour  une  partie  du  travail  de  creusement.  11  y  avait  donc  a  organiser  de
vastes  chantiers  de  lerrassements  et  de  dragages,  pour  extraire  et  transporter
  ä  de  grandes  distances  une  masse  de  gravier  de  1  h  millions  de
metres  cubes,  pour  l’employer  en  remblai,  de  maniere  a  realiser  le  profil
transversal  present,  et  pour  former,  sur  les  nouvelles  rives,  des  terrepleins
  regubers.  Tous  ces  deblais,  au-dessus  ou  au-dessous  deleau,  sexecutent
  par  des  dragues  puissantes  et  par  des  excavateurs  du  Systeme  precedemment
  applique  au  canal  de  l’isthme  de  Suez  par  M.  Couvreux.  Les
operations  de  chargement  et  de  transport  s’effectuent  par  des  machines
elevatoires  et  par  des  locomotivcs.  Toute  l’organisation  des  chantiers  est
ainsi  basee  sur  un  emploi  judicieux  et  economique  de  la  machine  a  vapeur,
et  a  et^  rendue  independante,  autant  que  possible.  des  variations  et  des
exigences  de  la  main-d’ceuvre.
Nous  ne  pouvons  entrer  ici  dans  les  details  de  celte  Organisation,  111
decrire  l’immense  materiel  mis  en  action,  lequel  comprend  notamment
8  dragues,  h  excavateurs,  18  locomotives,  ih  remorqueurs  ou  loueurs
sur  chaines,  etc.,  avec  un  ensemble  de  machines  a  vapeur  qui  presenten!
une  force  de  2,111  clievaux  de  70  kilogrammetres.  Nous  devons  toutefois
faire  connaitre  une  nouvelle  maniere  d’elever  et  de  charger  les  matieres
draguees.
On  connait  depuis  longtemps  les  elevateurs  qui  prennent  de  grandes
caisses  pleines  de  graviers  plac&s  dans  un  bateau,  les  montenl  et  les  deposent
  sur  les  wagons.  A  ce  procede,  qui  est  aussi  applique  dans  1  entreprise
  dont  nous  nous  occupons,  M.  Hersent  a  imagine  de  substituer  le
suivant.  Les  graviers  sont  verses  par  les  dragues  dans  des  baleaux,  qui  sonl
ensuite  amenes  successivement  devant  une  drague  fixe,  installee  contre  la
rive,  et  c’est  cette  drague  qui  reprend  le  gravier  dans  les  premiers  baleaux
et  le  verse  directement  dans  les  wagons.  M.  Castor,  dont  1  experience  dans
ces  sortes  de  travaux  faisait  autorite,  nous  a  assure  que  le  nouveau  procede ­
  procurait  une  ^conomie  considerable  comparativement  aux  elevateurs
ordinaires.
Parmi  les  divers  engins  qui  sont  employes,  on  peut  encore  citer  comrne
nouvelle  une  machine  ä  casser  le  caillou  pour  le  beton.  Elle  se  compose
d’un  volant  arme  de  palettes  tournant  dans  un  tambour  en  tole  et  mis  en
mouvement  par  une  locomobile  de  la  force  de  0  a  6  chevaux.  Cette  ma-
            
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