Skip to main content Jump to sidebar
MAK

Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome IV

BEAUX-ARTS.

285
bleaux.  Ce  sont  des  Femmes  fellahs,  des  Almies,  des  Bohemiennes,  des  teles
de  fantaisie  toutes  tres  en  faveur  aupres  du  public.
Le  tableau  de  M.  Bouguereau,  le  Vceu  de  Sainte-Anne,  qui  nous  montre
deux  jeunes  filles  bretonnes  agenouillees,  est  un  des  plus  seduisants  de  ce
fecond  artiste.  II  a  expose  en  outre  la  Fileuse,  Y  Orange,  lableaux  faciles  et
corrects,  et  le  beau  portrait  en  pied  de  M' ne  B.,  qu’on  a  vu  en  1  867.
Nous  devons  dire  que,  malgre  le  droit  que  leur  en  donnait  le  regiement, ­
  nos  artistes  se  sont  gemSralcment  abstenus  d’envoyer  ä  Vienne  des
ouvrages  ayant  fait  partie  de  l’Exposition  du  Champ  de  Mars.  Ceci  n’est
pas  uu  reproche  ä  l’adresse  de  M.  Bouguereau,  dont  le  portrait  est  des
meilleurs  et  a  etd  revu  avec  plaisir;  il  faudrait  d’ailleurs  supposer  aux
peintres  une  prodigieuse  fecondite  pour  pouvoir  suffire  a  toutes  les  expositions
  auxquelles  on  les  convie.
Le  portrait,  puisque  nous  avons  ete  amene  a  en  citer  deja  quelquesnns,
  a  dans  l’art  de  la  peinture  une  importance  que  Ton  a  souvent  fait
ressortir  avec  raison;  chez  le  grand  portraitiste  il  y  a  toujours  le  grand
peintre.  Notre  section  franjaise  renfermait  en  ce  genre  plus  d’une  ceuvre
remarquable.
Les  trois  grands  portraits  en  pied  de  M.  Carolus  Duran  se  presentent
d’abord  :  la  Dime  au  ganl,  le  Portrait  de  M me  F.  et  celui  de  M mc  Rattazzi.
Ce  dernier,  le  plus  recenl  de  l’artiste,  avail  ete  vu  pendant  quelques
jours,  i’hiver  dernier,  a  l’exposition  de  la  place  Vendome.  II  y  a  une
hardiesse  et  une  volonte  rares  dans  cettc  fa^on  de  ca  mp  er  son  modele,
de  1  ui  hausser  la  tadle  par  l’ajustement  du  costume.  La  tete,  d’une
ressemblance  parfaite  et  d’un  modele  extraordinaire,  se  detache  sans  brutalite
  sur  le  fond  rouge  qui  couvre  la  toile  du  haut  en  bas.  Nous  ne  parlerons
  pas  des  deux  autres  portraits,  que  tout  le  monde  connatt  et  qui  ont
en  quelque  Sorte  cree  la  reputation  de  M.  Carolus  Duran.
Mettons  aussi  au  premier  rang  M.  Gaillard,  qui,  avec  six  portraits
d’une  dimension  moindre  que  les  precedents,  nous  montre  une  grande
variete  de  maniere.  Le  Portrait  de  femme  ex[>ose  sous  le  n°  271,  celui  de
YAbbi  Rogerson,  sont  des  cbefs-d’oeuvre  en  un  genre  absolument  different.
Une  precision  du  dessin  poussee  au  dernier  degre  est  reunie  dans  celui
de  l’abbe  au  maniement  le  plus  habile  de  la  päte.  Celui  de  la  femme  fait
penser  ä  Van  Eyck,  ce  maitre  que  M.  Gaillard  a  si  bien  grave.
M lb  Jacqucmart  a,  de  son  cöte,  une  exposition  magnifique.  Nous  relrouvons
  dans  la  meine  salle  ses  meilleures  toiles:  M.  Duruy,  le  Markhai  Caurobcrl,
  le  President  Benoit-Champy,  la  Baronne  de  Montesquieu,  le  Comte  de
La  Rochefoucauld,  etc.  Les  quelques  annees  qui  ont  passe  sur  ces  tableaux
nous  out  semble  leur  avoir  rlonne  une  unite  et  une  harmonie  superbes.
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.