MAK

Volltext: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome IV

vfinl la peinture anecdotique, devant l’episode, legenre a peu a pen quitte 
les dimensions reslreinles de l’arl intime, ielles que les comprenaient les 
Hollandais et les Flamands : il sest emparc de toi les plus vastes, et ne con- 
senlirait pas plus, pour le clioi.x du sujet que pour la grandeur du cadre, 
a ce qu’on lui determinät des limites. 
N’est-ce pas, par exemple, un verkable tableau de genre que cette 
belle Caravane Jans le Jesert, de M. Belly, qui a quitte nos musees pour 
venir a Vienne? Cominent aussi pourrions-nous nommer cette toile repre- 
sentant le Markhai Je Snxe sur un champ de bataille, par M. P.-L. Brown, 
ou le Cesar Jans les Gaules de M. Boulanger? 
s Ce n ’ est pl us la de la peinture de chevalet; inais ce n’est pas, a coup 
sur, de la peinture d’histoire. Un hornme dun grand talent, Paul Dela- 
locbe, a ete pour beaucoup dans cette transformation du genre; ses En 
fants J’EJouarJ, sa Jane Grey, furent une innovation qui trouva rapidement 
des imitateurs; nous n’avons, pour notre part, jamais bien compris ce 
que de pareils sujets eussent perdu a et re tra it.es dans les dimensions du 
Mazann ou des pelits tableaux religieux que cet artiste a produits depuis. 
Deux artistes, assurement bien differcnis de caractere et d’aplitudes, 
ont souvent traile les meines sujets en leur appliquant chacun leur origi- 
naüte propre. Nous voulons parier de MM. Hebert et Breton, qui peignent 
volontiers l’un et l’autre, celui-ci des paysannes ilaliennes, celui-lK des 
femmes picardes. 11s se rencontrcnt ici avec des Femmes ä lafontäine, et 
prouvent qu’il y a heureusement plus d’une maniere de bien faire, car le 
lalent de M. Hebert est l’antipode de celui de M. Breton. Le premier, 
dans une peinture d’un faire voile et diapbane, imprime a ses figures une 
distmction hautaine, et semble demander un element d’inleret pour ses 
personnages a leur aspect souffreteux ou maladif. Chez M. Breton, au 
contraire, c’est lenergie, c’est la force, c’est cette saute qui, nee du tra- 
\ail en plein soled, donne aux paysannes quii represente une noblesse 
simple et robuste. La BcndJiclwn Jes bles ct le Ftajjpel Jcs ßJaneusos accom— 
pagnent le tableau de la Fontaine et celui des Amtes, et montrent le talent 
de M. Breton dans les sujets qu’il a le mieux traites. M. Hebert avait en- 
voye, outre les Cervarolles, une Tete Je VelUJa et cet elrange porlrait 
de la Marquise Je ***, qui semble un souvenir de reve ou d’apparition, et 
qui avait souleve Fan dcrnier des critiques si differentes et si passionnees. 
Ln eleve de M. Breton, M. Billet, dont on a pu constaler au pnntemps 
dernier la voie progressive, se fait remarquer par le tableau de \'IIeure Je 
la mark. Nous trouvons aussi une analogie avec M. Breton, quant au clioix 
des sujets du inoins, sinon comme imitalion de la maniere, dans les ta 
bleaux de M. Feyen-Perrin, les Vanneuses Je Cancale, les Femmes de Hie
	        
Waiting...

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzerin, sehr geehrter Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.