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BEAUX-ARTS.
du dounr et la Friere au Sahara, M. Tournemine, mort l au passe, et qui
est represente par six tableaux, paysages 011 sujets vnries; enfin M. Dehodencq,
dont le Manage juij et la Fete d Tanger cherchent ä reproduire les
grands efl'els et les tons de Delacroix.
Nous avons a dessein, dans cette analyse de la section franfaise, tenu
jusqu ici a 1 ecart le grand nom que nous venons de prononcer, afin de le
r^unir ä ceux des hommes eminents perdus, comme Delacroix, pour l’art
fran<;ais, et dont les ceuvres jetaient sur notre exposition un si grand eclat:
nous voulons parier de Troyon, de Theodore Rousseau et de Paul Huel.
Ges trois maitres ouvriront la liste de nos paysagistes, qu’il nous reste
a examiner; voyons tont d’abord coinment etait represente a Vienne notre
grand coloriste.
Nous savons qu’on a jete la pierrc aux organisateurs de notre exposition
des beaux-arts, pour y avoir fait intervenir les ceuvres d’Eugene Delacroix;
on a voulu voir dans ce fait une violation du reglement, un tort fait aux
artistes vivants; mais, chose curieuse, ce reproche est venu de la France et
non de 1’etranger: ne nous y arretons pas. Delacroix, Troyon, Th. Rousseau,
P. Huet, sont morts depuis 1862; leurs oeuvres avaient le droit
d etre comprises dans I Exposition de 1 8y 3 ; si le reglement a paru lese
par 1 introduction de quelques tableaux de ces maitres anlerieurs a la dato
exigee, on peut encore avoir recours aux reglements de 1862 et 1867
concernant les artistes decedes, point sur lequel celui de Vienne est resle
muet, pour excuser ce grand mefait. N’oubhons pas que le Jurv francais a
declare d’avance ces qualre artistes hors concours.
ün avait pu donner a nos beaux-arts Je renfort de onze ouvrages de Delacroix;
certes nous ne voyons pas figurer dans ce nombre une de ses reuvres
magistrales YEnlriedes Croisis ou le Trajan, par exemple: mais, tel qu’il
estj cet ensemble nous montre le fougueux coloriste sous tous ses aspects.
A cöte des tableaux le Christ au tombeau, le Jesus endormi dans la barque
011 la Midie, sont places le Lion dichirant un Arabc et le Bouquet deßeurs,
comme pour temoigner de la souplesse de talent et de la variete d’aptitudes
du inaitre.
Ee Samt Sibaslien, ceuvre plus ancienne que les autres, älteste une preoccupation
du dessin et de la verite anatomique qui se manifeste rarement
a ce degre dans les ouvrages posterieurs de Delacroix. Une merveille est
le Christophe Colomb au couvent de Sainte-Marie; il est dilficile d’arriver ä
l’effet avec une plus grande sobriete de moyens. Ce tableau a les belles
qua Utes de clarle qui distinguent la Noce juive.
La reproduction de la Midie, de Eille, si brillante quelle soit, est
loin de donner l’idee de cette page energique. Quant an diminutif du
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