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Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome IV

BEAUX-ARTS. 
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Mare de village, de M. Hanoteau, une Vue de Bretagne, par M. Bernier, 
\e Souvenir de Cernay, de M. Peiouze, dont on n’a pas oublie le grand 
succes de cette annee; la Fontaine de Nantois et les Clienes de Kerkegonnec, 
deux oeuvres consciencieuses de M. Sege; YEspace, un des derniers la- 
bleaux du malheureux Ghintreuil, mort recemment. Je n’aurai garde 
doublier la Vue de Nevers et le Chateau d’Hensson, par M. llarpignies, 
non plus que la tres-belle Vue de la valide de Jouy, par M. Ad. Viollet- 
le-Duc. 
M. Emile ß reton avait envoye quatre tableaux, parrni lesquels deux de 
ces effets d’hiver qu’il sait traduire de main de maitre; M. Appian, VAu- 
tomne et le Sorr; M. de Mortemart, un ouvrage tres-fin et d’une grande 
distinction, le Rtusseau de la Merletle. Enfin quelques peintres, cornme 
MM. Paul Flandrin, Ach. Benouville, de Gurzon et Bellet, s’attachent tou- 
jours au paysage compose et le traitent avec talent. 
On le voit, aucun noni ne manquait a Pappel; il eut ete facbeux de ne 
pouvoir inscrire celui d un maitre, M. Cabat. Heureusement nous trouvons 
un de ses meilleurs tableaux dans la grande salle du Jury, dont la France 
a eu la decoration exclusive, en compagnie d’oeuvres de MM. Lecomte du 
Nouy, Laugee, Auguin, Lanoue, Brunet-Houard, etc., que nous devons 
renoncer a decrire. 
Lorsqu’ä la liste des peintres d’bistoire, de genre et de paysage, nous 
aurons ajoute celle des artistes qui traitent specialement la nature morte, 
les fleurs ou 1 aquarelle, nous aurons analyse l’ensemble de nolre exposition 
dans ce qu’elle offrait de plus saillant. 
M. Blaise Desgoffe a etonne, ä Vienne conime h Paris, par ses curieux 
fac-simile de vases et d’emaux; quant a MM. Philippe Rousseau et Vollon, 
ils sont pass^s maltres dans le genre qu’ils ont adople. Ge dernier n’etait 
represente que par une seule etude, des Poissons de vier, mais eile etait 
magnifique. Le tableau des Conßtures expose Pan passe et le Pnnlemps for- 
maient l’envoi de M. Rousseau. Nous n’avons plus a faire l’eloge de ces 
ouvrages. L’auteur n’a rien aujourd’hui a envier a Chardin, et il olfre cet 
exemple assez rare d’un artistequi, depuis tantöt quarante ans qu’il manie 
le pinceau, s’est monlre constamment en progres. 
Pour les lleurs et les fruits, la palme revienl de droit ä M. Maisiat et a 
M mc Escallier. Gitons aussi M. Monginot pour deux toiles tres-bien peintes. 
Les aquarelles et les dessins, reunis jjour la plupart dans les petiles 
salles, elaient nombreux. Je n’ai pas jusqu’ici mentionne M. Isabey, ä 
cause de la place qu’occupaient ses tableaux aupres de ses aquarelles; ce 
n’est qu’une erreur gäographique. Les uns et les autres ont ete fort admires. 
On ne peut deployer plus de verve et d’esprit, ni se montrer plus colo-
	        
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