Skip to main content Jump to sidebar
MAK

Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome IV

330

EXPOSITION  UNIVERSELLE  DE  VIENNE.

M.  Koller  excelle  dans  les  sujets  avec  animaux,  qu’il  pcinl  ä  uierveille.
Pour  ce  meine  genre,  la  reputation  de  M.  Bödmer  est  etablie  depuis  longlemps.

Nous  n’avons  pas  parle  des  portraits;  je  crois  qu’on  ne  pourrait  en  citer
qu’un  seul,  celui  d’une  fernrne,  par  M.  Stückelberg,  de  Bale.
Parrni  les  aquarelles,  on  a  remarque  la  suite  de  Yves  de  Rome,  de
M.  Sab  Corrodi,  artiste  fidele  a  ce  genre,  qu’il  traite  a  la  mode  paliente
d’il  y  a  quarante  ans,  et  sans  procedes  extraordinaires.
M” c  Hegg  a  envoye  un  album  complet  de  la  llore  alpestre.  Quoique  cet
ouvrage  contienne  un  texte  4crit  par  un  professeur  celebre,  ce  n’est  pas
uniquement  un  livre  de  botanique  :  les  lleurs  sont  traitees  avec  une  dehcatesse
  toute  feminine  et  un  rare  talent  d’aquarelliste.
M.  Glardon,  de  Geneve,  et  M lle  Hebert  ont  obtenu  des  medailles  pour
des  miniatures,  peintures  sur  email  et  copies  d’apres  les  maitres.
L’expositlon  de  l’Am^rique  se  bornait  aux  envois  de  quinze  artistes,
parrni  lesquels  on  a  remarque  un  bon  portrait  par  M.  Healy,  et  un  grand
paysage  par  M.  Bierstadt,  de  New-York,  auteur  du  tablean  des  Montagnes
Rocheuses  expose  a  Paris  en  1867.
Deux  medailles  ont  ete  accordees,  en  Grece,  a  MM.  Lylras  et  Zaccliarias,
  pour  des  tableaux  de  genre.
La  Turquie  avait  envoye  quelques  echantillons  de  peinture  sur  la  valeur
desquels  nous  ne  pouvons  que  garder  le  silence.
En  sortant  des  salles  consacrees  a  la  peinture,  on  arrive  a  cette  conclusion
  :  c’est  que  rien  n’est  moins  rare  de  nos  jours  que  le  talent,  et  surtout
que  cette  partie  du  talent  qui  consiste  en  l’habiletü  et  en  la  connaissance
du  nieder  de  peintre.  Le  progres  en  ce  sens  est  general;  partout  le  travail
a  conduil  a  l’emploi  des  meines  procedes  et  des  meines  moyens.  Quant
aux  aspirations  elev^es,  aux  tendances  vers  le  style,  vers  l’iddal,  eiles  ne
sont  le  partage  que  du  petit  nombre;  l’ing<5niosil<5,  l’esprit,  l'invention,
l’adresse,  appartiennent  aujourd’hui  a  tous;  aussi  la  peinture  de  genre,
qui  exige  surtout  ces  qualites,  est-elle  partout  en  lionneur.
On  remarque  cbcz  les  paysagistes  le  besoin  de  se  rapprocher  de  la  nature,
  de  l’etudier,  de  la  serrer  de  plus  pres,  de  faire  du  paysage  un  art
plus  intime.  La  aussi  on  s’est  peu  a  peu  eloigne  du  style,  le  reel  l’a  empörte ­
  sur  l’imagination;  dans  cette  branche  de  la  peinture,  le  tableau  compose
  n’existe  plus;  un  Claude  Lorrain,  un  Guaspre,  auraient  tort  aujourd’bui.
Nous  n’emetlons  pas  un  bläme,  nous  constatons  un  fait;  nous  avons  vu
plus  haut  comment  ce  sont  nos  paysagistes  qui  ont  guide  les  autres  dans
cette  voie;  faisons  neanmoins  pour  la  peinture  frangaise  la  meine  observalion
  que  pour  sa  sculplure,  disons  que  c’esl  encore  la  que  nous
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.