EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
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avait (|iic 2/1 paroisses sur 33q dont les ecoles reeussent une Subvention:
Jans I II erefordshire et dans le Somerset, 1 sur 2 80; a Londres, 4 paroisses
des quartiers pauvres rccevaient en tout 300 francs, tandis que 4 paroisses
riclxes et bien moins peuplees en avaient 100,000. A Liverpool, sur
80,000 enfanls en age d’dcolage, 20,000 nc frequcntaient aucune ecole
et 20,000 autres frequentaient de detestables ecoles.
On s’occupa de prendre des inesures energiques, propres a repandrc
plus uniformement le bienfait de l’inslruction. Le Reform aet de 1867 fut
un premier debut. La loi de 1870 (An act to pro viele for public elementare/
education in England and Wales), presentee par M. Förster, fut votee.
Elle decide qu’il sera pourvu dans chaque district scolaire a une Orga
nisation des ecoles capable de donner une Gducation 41dmentaire effi-
cace. Tous les enfanls dont les parents seront incapables de payer de-
vront etre admis gratuitement. Les conditions de la Subvention se trouvenl
modifides par cette loi : l’ecole subventionnee doit rester toujours ouverte
aux inspecteurs; eile se conformera en tout aux regles prescrites par le
departement de l’education; eile n’obligera pas les parents a envoyer
leurs enfants ä l’heure des exercices religieux, laquelle sera determinee
d’avance et affichee. Une autre reforme importante de la loi est la crea-
tion des bureaux d’Gcole (School board). Partout ou le departement de
l’educalion juge que les ecoles sont insuffisantes, il peut constituer un
scliool district, comprenant une ou plusieurs paroisses, et prescrire la
crealion d’un scliool boarcl, dont les eiecteurs de la localite nomment les
membres et dans lequel les femmes sont admises au meine titre que les
honimes; le scliool board peut rendre dans son district 1’enseignemenl
obligatoire pour tous les enfants de 5 a i3 ans, le d(klarer gratuit, im-
poser ou du moins proposer au besoin une taxe scolaire (local rate), dont le
vote est soumis au Conseil municipal. Les ecoles ainsi credes peuvent etre
Subvention neos par l’Etat. Le departement de l’education a le droit de
casser et de remplacer provisoirement un scliool board qui ne ferait pas son
devoir. Le scliool board doit enlin determiner la nature de l’enseignement
religieux qui peut etre donn4, s’il y a lieu, avant ou apres la classe. C’esl
surtout sur ce point que les partis religieux et politiques sont entres en
lulle, cliacun chercbant a avoir la majoritd dans le bureau, afin d’v rdgler
ä son gre la question religieuse. Le d^bat est vif dans ce moment; l’Union
de Manchester demande que les tkoles soienl confessionnelles; la ligue de
Birmingham \eut que tout enseignement religieux soit donnebors de l’ecole.
feile e l l’organisation nouvelle, que completent de receutes lois relatives
aux fabriques, aux ateliers, et sur laquelle l’Angleterre fonde de grandes
esperances d’amelioration. Dans quelques annees, on pourra la juger parses