EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
Vif»
inscrits etait de 374,000, ce qui donnerait la proportion considdrable de
23 pour 100 liabitants; mais les dcoles n’etaient reellement frequentees
(jue par i38,ooo enfants, ce qui ramenerait a la proportion, peut-etre
trop faible, de g ecoliers par 100 liabitants.
Le bas Canada a suivi de pres l’exemple. En 18 47, la loi preserivait que
dans cbaque commune les proprietaires eliraient un comite scolaire; que,
s’ils negligeaient de le faire, le Gouvernement le constituerait lui-meme;
que ce comite leverait les taxes, administrerait l’ecole, nommerait l’instituteur.
Tous les parents d’enfanls ayant Tage decolage, excepte les indigents,
payent la taxe de l’ecole, qu’ils y envoient ou non leurs enfants :
c’est une maniere indirecte de les obliger a le faire. L’ecole est catbolique;
mais les dissidents ont le droit de fonder des ecoles particulieres qui participent
aussi aux subsides de l’Etat. Trois ecoles normales, dont deux
sont francaises et catboliques et dont une porle le nom de Jacques Cartier,
preparent les instituteurs.
En 1 853, le nombre des ecoles n’etait que de 9,353, celui des ecoliers
de 108,000, et la depense s’elevait a 3oo,ooo francs. E11 186g, le
nombre des ecoles ötait de 3,gt2, cclui des ecoliers de 214,000, et la
depense montaita 5oo,ooo francs, dont la moitid est fournie par les taxes
locales. Ces chiffres donnent une idee de l’etendue du progres et de la
rapidite avec laquelle il a ete accompli. En i8f>g, le bas Canada comptait
ainsi dans ses ecoles (primaires et secondaires) 18 ecoliers par
100 liabitants.
Parmiles ecoliers des deux Canada, il y avait, en 186g, 1,585 Indiens;
ce nombre s’est eleve a 2,261 en 1872.
Le Nouveau-ßrunswick, en 1870, n’avait que 825 ecoles, renlerinant
33,ooo eleves, soit environ g eleves par 100 liabitants.
ETATS-UNIS.
Instruction pritnaire. — L’instruction publique aux Etats-Unis offre un
interet particulier par le developpement qu’elle a recu et par le caractere
original des instilutions pedagogiques.
Elle a dte l’objet de la preoccupation des administrateurs longtemps
avant l’independance. Les austeres puritains qui coloniserent les premiers
la terre d’Amerique apportaient avec la Bible le souci de la culture intellectuelle.
«Il faut remonter jusqu’a l’annee i642, vingt ans apres le moment
oü les pelerins, Pilgrim fathers, debarquerent du Muy-Floiver sur la
baie du Massachusetts, pour trouver la premiere idee de la fondalion