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Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome IV

EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE. 
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pense, eu 1869, sur un budgel total de 3-j millions defrancs, 3a millions 
pour l’instruction publique. Eu 1865, la depense de l’instruction etait de 
16 millions; en 1870, eile monte a 4o millions; dans ce dernier chiffre 
sontcompris le revenu de la propriete des ecoles, dont la valeur fonciere est 
estimee ä 84 millions de francs, et le revenu du fonds des ecoles, dont le 
Capital est de 31 millions. C’est une population de 2 millions et demi d’in- 
dividus qui fait cette depense; par consequent, la moyenne est de 16 fr. 
par t£te d’babitant. C’est pour 693,000 eleves (enseignement primaire, se- 
condaire et superieur) qu’elle est faite : par consequent, environ 60 francs 
par eleve. 
Sans atteindre a une teile proportion, les autres Etats du Nord et de 
l’Ouest se font remarquer par le chiffre Mev6 de leur depense par töte 
d’habitant ou d’6colier. L’Etat de Nevv-York, avec moins de 4 millions et 
demi d’habitants et 1 million d’ecoliers, depense 5o millions de francs. 
M. Hippeau, dans son livre sur 1’instruclion publique aux Etats-Unis, es- 
timait a 450 millions les sommes depensees annuellement pour les ecoles 
publiques dans l’Union; le recensement de 1870 donne environ 500 mil 
lions (g5 millions et demi de dollars); ce serait une proportion de plus de 
1 2 francs par habitant. 
Dans l’Ouest, les ecoles sont, en general, de gracieux cbalets; dans les 
campagnes de l’Est, de coquettes maisons enveloppees de verdure; dans 
les villes, de grands bätnnents a cinq dtages, avec salle de rtkeption, bi- 
bliotheque, collection : dans toutes les ecoles, il y a au moins un piano. 
Ees Etats-Unis avaient construit dans le parc de l’Exposition de Vienne 
une ecole rurale. Le batiment est divise en deux parties : le preau et la 
(•lasse. La classe, disposee pour une quarantaine d’eleves, abondamment 
eclair6e, a deux entrees, l’une pour les gargons, l’aulre pour les fdles, 
chaque sexe occupant un des cotes de la classe; car, aux Etats-Unis, Eins— 
truction est commune aux deux sexes; les Americains voient dans ce uni- 
lange unmoyen d’6mulation et d’6ducation. Chaque eleve a son pupitre et 
son siege. Le luxe du mobilier, dont divers specimens garnissaient l’inle- 
rieur de ce batiment, donnait une idee de la munificence des Americains 
l’egard de leurs ecoles. 
Les ecoles sont tres-nombreuses. Ainsi, pendant qu’en France, en 1872, 
on compte moins d’une ecole primaire, publique ou privec, pour 5oo ha- 
bitants, on comptait, des 1861, une ecole primaire ou secondaire pour 
3oo habitants dans le New-York, 1 pour 270 dans le Massachusetts, 
i pour 160 dans l’Ohio, 1 pour t3o dans le Wisconsin; en moyenne, 
pour les Etats-Unis, t ecole de toute sorle pour 280 habitants. II estjuste 
d’ajouter rpie la dissemination des habitants exige plus d’ecoles pour ob-
	        
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