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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome IV

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EXPOSITION  UNIVERSELLE  DE  VIENNE.
eleve,  la  plupart  des  administrateurs  ont  plus  de  consideration  pour  les
recettes  que  Tenseignement  special  procure  ä  leur  lycee  que  pour  le  mode
de  developpement  qu’il  donne  aux  inlelligences.  Ils  poussent  rarement  de
ce  cote  les  enfants  les  plus  intelligents,  quand  les  parenlsleur  demandent
conseil;  ils  ne  prennent  pas  toujours  la  peine  de  rechercher  les  methodes
particulieres  qui  lui  conviendraient  le  mieux,  et  trop  souvent  ils  n’ont
pas  de  maitres  suffisamment  prepares  pour  les  comprendre  et  pour  les
bien  interprEter.  L’enseignement  industriel  parait  ne  devoir  donner,  en
general,  que  des  resultats  mediocres  dans  un  Etablissement  dont  Tinstruction
  secondaire  classique  est  la  principale  preoccupation.
Quelques  lycees  et  Colleges  ont  EtE  organisEs  en  vue  de  donner  surtout
1  enseignernent  special,  et  en  general  ils  l’ont  donnE  avec  plus  de  succes:
tels  sont  les  lycees  de  Mont-de-Marsan  et  de  Pontivy,  organises  sous  le
ministere  de  M.  Duruy,  le  College  d’Alais,  celui  de  Cognac  qui  date  de  1871,
celui  de  Castres  qu’avait  organisE  longtemps  auparavant  M.  Roux  sous  le
titre  d’ecole  professionnelle  annexee  au  College.  On  peut  joindre  a  la  liste
certains  Colleges,  comrae  ceux  de  Meaux,  de  Coinpiegne,  qui  ont  une  sollicitude
  particuliere  pour  ce  genre  d’enseignement,  et  des  Etablissements  tenus
par  des  Treres  des  ecoles  cbreliennes,  dont  nous  parlerons  plus  loin.  Les
ecoles  municipales  de  la  ville  de  Paris  ont  plus  de  succes  encore  :  le  College ­
  Chaptal,  dirige  par  M.  Monjean,  a  pris  un  caractere  lout  particulier,
  intermEdiaire  entre  TEcole  professionnelle  et  le  lycee;  il  compte
1,200  eleves,  dont  la  moitiE  sont  des  internes;  l’Ecole  Turgot,  sous  la
direction  intelligente  de  M.  Marguerin,  a  servi  de  modele  pour  la  crEation
des  deux  Ecoles  Colbert  et  Lavoisier,  dirigEes  par  MM.  Focillon  et  Filon;
tous  les  Eleves  sont  exernes;  Turgot  en  compte  1,000,  Colbert  pres  de  5oo,
Lavoisier  plus  de  3oo.  La  Chambre  de  commerce  de  Paris  a  elle-meme
fondE  l’Ecole  commerciale  de  Tavenue  Trudaine,  dirigEe  par  M.  Jourdan,
qui  a  du  a  ses  dessins  industriels  une  mEdaille  de  mErite,  et  eile  a  acquis
TEcole  supErieure  de  commerce,  fomlEe  cn  1820,  longtemps  dirigEe  par
M.  Blanqui,  et  dont  M.  SchwasblE  est  aujourd’hui  le  directeur.
Par  son  titre  comme  par  le  but  quelle  poursuit,  cette  derniere  pourrait
Etre  classEe  parmi  les  Ecoles  techniques  plus  encore  que  parmi  les  Etablissements ­
  d’enseignement  gEnEral.  Teiles  sont  aussi  les  diverses  Ecoles  fondEes
depuis  la  guerre  par  Tinitiative  privEe  et  le  plus  souvent  avec  le  concours  des
municipalitEs  :  l’Ecole  supErieure  de  commerce  et  l’Ecole  professionnelle
municipale  du  Havre  (1871),  TEcole  supErieure  de  commerce  et  d’industrie
et  1  Ecole  industrielle  de  Rouen,  datant  de  1871;  TEcole  supErieure  de
commerce  de  Marseille,  TEcole  de  commerce  de  Lyon,  TEcole  supErieure  de
commerce  de  Lille  faisant  partie  de  TInstilut  industriel,  agronomique  et
            
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