ENSEIGNEMENT SUPERIEUR. 607
Cleves de la section. 11 a <5te suivi par 6 el&ves et quelques audileurs
I ihres.
Dans celte derniere annec, la bibliotheque de l'Ecole des hautes etudes
s’esl enrichie de six fascicules nouveaux. Elle eil est aujourd’hui, pour la
section des Sciences historiques et philologiques, ä son quinzieme fascicule.
Enfin une mission a ete confiee ä un des eleves de l’Ecole, M. I’abbe
Duchesne, qui doit sc rendre ä Rome pour completer, ä l’aide des manus-
crits et des monuments, un travail entrepris a l’Ecole sur saint Justin.
Telle est la physionomie gendrale de l’Ecole pratique des hautes
etudes, consideree dans ses quatre sections. Par les diitails qui pr^cedent,
on peut se rendre compte de la place quelle tient aujourd’hui dans notre
enseignement superieur et du but qu’elle cherche a atteindre. Tandis
que les ecoles speciales ont pour mission de former des professeurs, des
magistrats, des ingenieurs, l’Ecole pratique, eile, se propose de former
des savanls. C’est, en somme, un vaste externat dont les ('deves suivent
des cours differents professes dans differents locaux, a l’exemple des
etudiants en medecine qui assistent aux cours dans les salles de la
Eaculte, aux cliniques dans les hopitaux, aux exercices d’anatomie dans
les cabinets de dissection, aux Etudes botaniques dans les parterres du
Museum ou a la Campagne. Les professeurs de l’Ecole sont ceux du Col
lege de France, du Museum, de la Sorbonne, de l’Ecole de medecine; les
salles d’etudc sont les amphitheätres et les laboratoires de nos grands eta-
blissemenls. Cette Organisation flexible a eu au moins deux avantages.
Elle a permis d’abord ä l’dcole d’exister, car on n’eut jamais obtenu l’allo-
cation de cr^dits suffisants, s’il s’^tait agi d’uneconstruction dispendieuse et
d’un nouveau personnel administratif et enseignant a remunerer. Avec le
credit actuel, 3oo,ooo francs, dont 3o,ooo seulement pour la section
pliilologique, inscrit au budget du ministere de l’instruction publique, eile
suffit ä ses besoins, et l’Etat, a part la d^pense des laboratoires, n’a ii
fournir que l’indemnit^ de traitement aux professeurs, aux repetiteurs et
les rdcompcnses aux quelques Cleves qui lui sont design^s par la Commis
sion supericure. Un temps viendra cependant oü ilfaudra songer a quelques
ameliorations indispensables, en premiere ligne ä l’agrandissement ou a la
reconstruction de plusieurs laboratoires, ä la porte desquels bon nombre
d’etudiants sont aujourd’hui consignes pour cause d’exiguite de local. (Test
un inconvdnient grave, dont la plupart des directeurs se plaigncnt dans
leurs rapports.
Le second avantage que nous tenions ä signaler, c’est que l’Ecolc des
hautes Etudes peut avoir facilement des annexes dans les departcmcnls.
Les savants distingu^s de nos facultes de province et les eleves qui suivent