044 EXPOSITION UNIVERSELLE DE VIENNE.
inesure de lütter avec les pays qui, comme lTlalie, avaient eu l’idee d’en-
tr’ouvrir au public les portes de leurs colleclions et bibliolheques. 11 eut
ete fächeux qu’elle restat en andere. Le savant directeur des Archives l’a
compris; nous devons l’en remercier, ainsi que le Miuistre de l’instruction
publique qui l’a aide dans son ceuvre.
L’Association pour l’encouragement des etudes grecques, en France,
compte aujourd’bui scpt annees d’existence. C’est en janvier 1867 f l ue
quelques hellenist.es groupes par leur commune Sympathie pour la Grece,
pour son antique civilisation, pour les radieuses manifestations de son
art, ont cherche les moyens de repandre dans notre pays le culte d’une
langue et d’une litterature auxquelles le genie francais doit tout, et que
preserverait insufFisamment de la desuetude et de l’abandon le mediocre
enseignement de nos lycees. De leurs conciliabules, de leurs efforts indi—
viduels ou collectifs est nee cette association. Au mois de juin de cette
meine annee 1867, un comitE de 5o membres fondateurs fut constitue;
il etait compose d’bommcs appartenant pour la plupart ä nos facultes et
a nos grands Etablissements universitaires. Des etudes speciales, des
voyages scientifiques, quelquefois meme un sejour plus ou moins prolongE
en Grece, leur avaient communique une egale passion pour les lettres
grecques, et ils se proposaient d’employer a leur Service leur activitE, leur
foi et 1’autoritE par eux acquise dans les matieres d’enseignement. A cotE
des noms de MM. Alexandre, BeulE, ßrunetdc Presles, Burnouf, Dublier,
Egger, d’Eichthal, Heuzey, Miller, Patin, Girard, Saint-Marc Girardin, etc.,
se rencontraient ceux de trois Hellenes : MM. Th. Delyannis d’Athenes,
alors ministre de Grece ä Paris; Constantin MElas, banquier a Marseille,
et Valettas, professeur a Londres, Fun des litterateurs les plus distinguEs
de la Grece contemporaine. En meine temps, on arreta le programme et
les Statuts de Fassociation. Encourager la propagation des meilleures mE-
thodes d’enseignement et la publication des livres les plus utiles au pro-
grEs des Etudes grecques, distribuer a cet effet des recompenses, proposer
des sujets de prix, exciter dans les Ecoles le zele des maitres et des Eleves,
entretenir des rapports avec les hellenistes Eirangers, publier un annuaire
ou bulletin contenant les travaux les plus remarquEs aux rEunions uien-
suelles; tels furent les moyens qui parurent les meilleurs pour atteindre
le bul proposE.
Apres une annee d’exercice, FAssociation voyait dEja son cercle d’ac-
tivite s’Etendre. De nombreuses souscriptions, parmi lesquelles celles de
MM. Guizot, ßerryer, Sainte-Beuve, Stuart Mil!, temoignaient de Feslime
en laquelleon commencait a la tenir, et portaient a 5oo le nombre de ses
membres, qui, croissant toujours, a alteint aujourd’bui 1c chiffre de 760.