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Full text : France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome IV

ENSEICiNEMENT  SUPER1EUR.

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lettres.  favorables  a  l’abandon  de  la  prononciation  dite  erasmienne,  eile
proposa  dans  ce  but  au  ministre  la  nornination  d’un  professeur  hellene  a
l’ecole  normale.
Comme  le  dit  excellemment  M.  d’Eichthal  dans  son  travail  sur  l’usage
pratique  de  la  langue  grecque,  la  ressemblance  des  deux  prononciations
nationale  et  classique  permettrait  de  donner  a  l’elocution  grecque  dans  le
monde  entier,  ce  dont  eile  a  tant  besoin  aujourd’hui,  l’unite;  quittant  ainsi
le  rang  des  langues  mortes  pour  entrer  dans  le  domaine  des  langues
vivantes,  eile  deviendrait  un  lien  entre  le  peuple  grec  et  les  hellenistes
etrangers,  a  quelque  nation  qu’ils  appartinssent,  un  lien  entre  les  hellenistes
eux-mdnes;  par  la  seulement  pourraitse  realiser  ce  reve,  qu’aux  premi&res
lueurs  de  la  renaissance  hellenique  Voltaire  lui-meme  avait  entrevu:  le
grec  devenant  une  langue  internationale  universelle.  Malheureusement,
aucune  mesure  n’a  encore  ete  prise,  rien  meine  n’annonce  qu’aucune  doive
l’etre  bientot,  pour  arriver  au  but  propos^;  on  reculo  devant  les  rdpugnances
  a  vaincre  et  devant  les  obstacles  a  surmonter.
Par  les  deux  prix  de  1,000  francs  c[u’elle  decerne  chaque  annee,  Tun
eil  son  nom  personnel,  l’autre  au  nom  de  son  donateur,  M.  Zograpbos,
1’Association  a  successivement  distingue  une  longue  suite  d’ouvrages  qui
depuis  ont  acquis  droit  de  eite  dans  le  monde  hellenique.  II  sulfira  de
citer  l’edition  de  Sophocle  de  M.  Tournier,  la  traduction  d’Euripide  de
M.  E.  Weil,  l’edition  de  i’Illiade  de  M.  Pierron,  1’Histoire  nationale  de  la
Grece,  parM.  Paparigapoulos,  la  traduction  desHarmoniques  d’Arisloxene,
par  M.  Ruelle,  les  travaux  de  M.  Sathas  et  de  M.  Kossma  Aoudis,  la  traduction ­
  en  grec,  par  M.  Valettas,  de  YHistoire  de  la  lilterature  grecque  de
üonaldson,  la  traduction  de  Strabon  par  M.  Amedde  Tardieu  etc.
Dans  les  travaux  lus  a  l’Association  et  publies  dans  le  Bulletin,  on  peut
remarquer  qu’une  large  part  est  faite  a  la  Gr&ce  dumoyen  äge  et  des  temps
modernes.  Nous  avions,  en  effet,  beaucoup  ä  apprendre  sur  ce  sujet,  et
c’est  l’honneur  de  l’Association  d’avoir  indique  la  voie  et  dirig4  les  recherches
  dans  ce  sens.
On  lira  avec  plaisir  l’interessante  notice  de  M.  le  marquis  de  Queux
Saint-Hilaire  sur  les  Kvpaaualixd  ou  corrections  de  la  langue  romaique,
couiedie  litteraire  de  Rizos  Neroulos  (poete  dramatique  distingue  de  ce
siede,  mort  en  i85o),  publiee  en  1812.  C’est  une  sorte  de  factum  en
faveur  de  la  langue  nationale,  dirige  contre  les  exagerations  du  Systeme  de
Cora'i,  qui  rappelle  par  certains  cotes  ces  Preciemes  ridieules  ou  Moliere
raillait  le  langage  de  l’liotel  de  Rambouillet.  On  remarquera  l’etude  de
M.  Ubicini  sur  la  chronique  du  regne  de  Mahomet  II,  par  Aristobule
d’lmbros,  qui  vivait  dans  le  milieu  du  xv°  siede,  celle  de  M.  Chassang
            
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