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Full text: France - Commission supérieure: Rapports - Exposition Universelle de Vienne en 1873, Tome IV

TRAVAUX DU GENIE CIVIL. 
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D’immenses bulles de gaz s’echappent de ces matieres en fermentation et 
viennent crever a la surface de l’eau. 
L’accumulation des eaux d’egout en un seul point a donne le moyen de 
purifier le fleuve. Une vaste plaine de gravier et de sable, d’environ 
2,000 bectares de superficie, est renfermee dans un des replis de la rive 
gauche du fleuve. On 1 ui donne le nom de plaine de Gennevilliers. Ces 
graviers presque steriles, et d’une permeabilite indefinie, sont eminemment 
propres au genre d’irrigalion qu’on se propose d’entreprendrc. Des essais 
sont faits aujourd’hui sur une grande echclle, et utilisent dejä un cin- 
quieme de l’eau debitee par les collecteurs gen^raux. 
Le Systeme adopte consiste : 
i° A deriver, par le simple eflet de la gravite, sur la plaine de Genne- 
villiers, les eaux du collecteur des quartiers liauts, qui sort de Paris par 
la porte de la Chapelle. 
Ce travail est termine, et toutes les eaux des XVI1P, XIX 0 et XX° arron- 
dissementsarriverontprochainementsur la plaine de Gennevilliers, des que 
le pont de Saint-Ouen, sur lequel les deux conduites doivenl passer, scra 
reconstruit. 
2° A elever les eaux du collecteur general d’Asnieres a 11 metres 
environ, pour les faire passer sur le pont de Clichy. Ce travail sera fait par 
six macbines a vapeur de i5o chevaux chacune. 
On 4value a environ ioo millionsde metres cubes le volume d’eau d’e- 
gouts qui pourra alors etre repandu sur la plaine. Une seule des machines 
fonctionne aujourd’hui. 
3° A conduire les eaux ainsi dlevees sur les terrains arrosables au 
moyen de conduites forcees en majonnerie. 
k° A livrer les eaux aux cultivateurs pour en faire l’emploi. 
5° A clarifier, au moyen de sullate d’alumine, les eaux qui ne scront 
pas utilisees par l’agriculture. 
Jusqu’ici on a livre les eaux d’egouts aux cultivateurs sans aucune 
retribution. Le nombre d’hectares arrosds est de ioo environ; inais ce 
nombre s’accroit rapidement au für et ä mesure que les rigoles s’allongent, 
et cela se con^oit facilement. Ces terres, presque steriles, qui rapportaient 
a peine les frais de culture, se couvrent, par l’action des eaux d’egout, 
des produits les plus riches et les plus varies. 
C’est surtout la culture maraichere qui se developpe: les asperges, les 
arlichauts, les legumes de toutes sortes, les fleurs les plus delicates. les 
arbres fruitiers, les plantes destinees a la parfumerie, la menthe,l’absinthe, 
donnent les produits les plus aboudants et les plus remarquables. Tel bec- 
tare de terre qui ne valait pas la peine d’etre cultive rend aujourd’hui, cn
	        
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