Skip to main content Jump to sidebar
MAK

Full text : Études sur l'Exposition universelle de Vienne 1873: ouvrage faisant suite aux études sur l'exposition universelle de Paris 1867

L’ARCHITECTURE  DU  PALAIS.

23

facile  dans  tous  Les  cas,  si  on  en  avait  reconnu  la  necessite,  de  suspendre  un  leger
echafaudage.  ä  la  celunne  meine.  Les  plaques,  les  cornieres  pouvaient  se  monter  ä
l’aide  de  cordes  passant  sur  les  deux  poulies  d’une  grue,  l’une  en  haut,  l’autre  a
la  base  de  ia  coionne,  la  grue  s’elevant  au  für  et  a  mesure  de  i’erection  de  ia
colonne,  et  dans  laquelle  le  treuil  aurait  ete  remplace  par  des  chevaux  menes  par
des  enfants;  il  aurait  suffi  de  deux  appareils  semblables  pour  monter  toute  la
rutonde.  Ce  moyen  fut  employe,  du  reste,  avec  succes  par  M.  Scott  Russell  dans
la  construction  du  Great  Eastern  et  lui  procura  alors  une  grande  eeonomie.  11
suffisa.it  ensuite  de  relier  les  colonnes  les  unes  aux  autres  par  des  pieces  de  bois
provisoires  jusqu’ä  leur  achevement  complet.  L’operation  suivante  consistait  a
relier  toutes  les  totes  de  colonnes  par  les  poutres  en  fer  circulaires.  Chaque  segment
de  l’anneau,  assemble  sur  le  sol,  pouvait  etre  enleve  et  mis  en  place  avec  les  meines
grues,  reuni  aux  segments  contigus,  apres  quoi  on  placait  les  plaques  du  toit  audessus
  des  deux  fermes  circulaires.  Ces  feuilles  de  töles,  de  90  centimetres  de  large
au  centre  des  colonnes  sur  3  metres  de  longueur,  etaient  disposees  de  maniere  a
ce  que  les  jonctions  fussent  croisees,  la  seconde  plaque  de  la  rangee  la  plus  hasse
n’ayant  que  1  metre  50,  toutes  les  autres  au-dessus  ayant  3  metres.  Ces  töles
auraient  ete  mises  en  place  toujours  par  les  mömes  moyens.  Chaque  segment  une
fois  rive  formait  par  lui-möme  un  cöne  tronque  aussi  solide  que  le  toit  tout  entier.
II  n’y  avait  donc  rien  a  craindre;  mais  en  tous  cas  il  etait  facile  de  relier  chaque
rangee  de  töle  a  des  traverses  provisoires  maintenues  par  les  colonnes  jusqu’a
l’aehevement  du  travail.  Pour  effectuer  la  rivure,  il  fallait  avoir  des  ouvriers  se
tenant  au-dessous  du  toit  comme  au-dessus;  un  leger  echafaudage  mobile  suspendu
au  toit  suffisait  et  n’etait  pas  d’une  grande  depense.
Le  travail  suivant  consistait  ä,  monter  les  poutres  radiales  qui  reposent  sur  le
jommet  des  colonnes.  En  employant  toujours  le  meine  moyen,  on  arrivait  ä  terminer
  l’erection  du  gros  ceuvre  sans  le  secours  d’aucun  engin  extraordinaire.
La  grande  lanterne  avec  son  toit  et  sa  couronne  so  montait  de  la  möme  maniere.
Ainsi,  par  l’application  exacte  des  principes  enonces  plus  haut,  l’ingenieur  put
faire  le  plan  d’un  edifice  de  HO  metres  de  diametre,  et  de  76  metres  de  hauteur
devant  peser  2000  tonnes  et  ne  coütant  qu’un  million.  Les  plaques  etant  percees  ou
poinconnees  sur  place,  l’erection  consistait  a  les  monter  pour  les  assembler  et  les
river,  et  coütait  pratiquement  fort  peu  de  chose  au  point  de  vue  de  l’outillage.  Les
details  furent  etudies  de  maniere  ä  pouvoir  fournir  un  prix  de  revient  tres  bas,  les
nombreuses  plaques  de  töles  de  la  toiture  furent  toutes  decoupees  suivant  la  möme
forme  et  les  meines  dimensions;  plates,  c’est-ä-dire  sans  cintre  dans  le  sens  de  la
circonference  du  toit.  C’etait  la  une  cause  d’economie  assez  considerable,  evaluee  ä
100  francs  par  tonne.
La  responsabilite  de  la  prompte  et  soigneuse  execution  de  l’ceuvre  reposait  sur  la
Commission  technique  de  l’Exposition  dont  le  President,  le  Chevalier  Engerth,
est  bien  connu  par  ses  locomotives  du  Semmering.  Il  fut  convenu  que  l’entrepre
neur,  quel  qu’il  füt,  aurait  le  libre  choix  des  moyens  de  montage,  afin  qu’il  n’eüt
aucune  excuse  s’il  n’avait  pas  termine  dans  la  limite  de  temps  (dix  mois)  qui  lui
etait  accorde  pour  l’execution.  M.  Harkort  fit  ses  propositions  en  se  reseivant  de
monter  l’edifice  d’apres  son  propre  plan,  dont  nous  parlerons  ulterieurement.
Comme  il  venait  de  monter  un  pont  d’aprös  ce  plan,  et  qu’il  avait  en  sa  possession
un  grand  nombre  d’outils  dont  il  ne  demandait  pas  inieux  que  de  se  servir,  il
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.