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EXPOSITION DE VIENNE.
Voici comment s’est effectue le levage : on a d’abord leve le bout le plus leger
de la poutre, l'autre extrömite reposant sur le sol jusqu’ä ce que le tont eut atteint
une inclinaison de 30° 45’ alors le bout le plus lourd fut enleve, la partie supe
rieure eontinuant ä se mouvoir de la memo maniere, jusqu’ä ce que la poutre
toute entiere füt arrivee un peu au-dessus de sa position finale. Le cöte lourd fu*
alors directement abaisse et mis en place sur la colonne, au moyen de chaines et
de poulies differentielles attachees ä la couronne, puis l’on abaissa la partie superieure
qui prit aussi sa place, et le tout fut boulonne temporaircment.
La rivure finale fut differee jusqu’ä ce que toute la plate-forrne eüt ete mise ä
sa place convenablc, car on l’avait d’abord maintenuo quelques decimetres plus
baut, afin de permettre le demontage de l’ecbafaudage central. Les trente poutres
radiales furent successivement montees de cette fagon. II n’arriva qu un seul accident
cause par la semelle superieure de l’une d’elles qui fut altrapee par un arbre,
tordue et pliee comme uue Luille de papier. Quand elles furent toutcs en place,
on trouva qu’elles etaient fortement secouees par le vent et qu’il fallait les maintenir
provisoirement avec des pieces de bois, en attendant le montage des poutres
annulaires et des töles du toit.
L’operation suivante fut le montage de la toiture, qui se fit au moyen d’un Systeme
tres-ingenieux d’echafaudages volants, suspendus aux semelles superieures des
poutres radiales et consistant cbacune en deux monta nts qui döpassaient les poutres
et dont les tetes etaient reliees par une forte traverse horizontale, aux dcux bouls
de laquelle se fixaient les poulies necessaires au montage des töles du cöne. Audessous
de la traverse, et reposant sur le dessus de la poutre, se trouvait un large
rouleau relie aux montants verticaux au moyen d’un axe en fer, permettant ä
l’echafaudage suspendu de se deplacer au für et ä rnesure de l’assemblage des töles
du cöne. Le mouvement ascensionnel etait eommunique au moyen de cordes reliees
ä Lechafaudage, et enroulees sur des treuils places sur la plate-forme de la grando
lanterne. Les dcux montants formant chaque echafaudage mobile etaient fortement
relies ensemble, et les trente echafaudages l’etaient aussi entre eux au
moyen de fortes solives posoes sur la partie horizontale du Systeme en forme de 4
renverse (figure ci-contre).
De cette fagon, les Supports formerent une plateforme
circulaire qui servil 4 porter les ouvriers et
leurs outils.
La plate-forme se mouvait necessairement vers le
haut du cöne, avec l’echafaudage suspendu, en prenant
cette seule precaut'on, de scier le bout des solives, 4
mesure que les echafaudages se rapprochaient du
centre. On rendit le tont Jjien solide au moyen de
cordes partant du bas des poutres passant sur des
poulies fixees 4 la premiere galerie et descendant de
14 4 terre oü elles etaient attachees.
Fig. 12. La maniere de monter les töles consiste 4 les soulever
une par une au moyen de treuils places sur le sol et dont les cordes passaient
au-dessus des poulies dont nous parlons ci-dessus et fixecs aux traverses de
l’eehafaudage suspendu. On se rappelle que les töles etaient assemblees sur le toit