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Full text : Catalogue des produits industriels et des oeuvres d'art - Belgique, Exposition Universelle de Vienne en 1873

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Aillcurs,  le  lin  est  ahandonne  a  lui-m&mc  sans  rames;  il  se  soutient.
mais  il  est  nioins  cpais  et  les  tiges  acquierent  ainsi  plus  de  rigidite.
Le  lin  n’est  pas  non  plus  recolte  ä  la  meine  epoquc:  dans  quelques
parties  des  Flandres,  onl'arrache  alors  qu’une  partie  des  tiges  est  encore
verte,  tandis  qu’ailleurs  on  le  recolte  quandlcs  tiges  jaunissent;  le  prcmier
  lin  est  appele  lin  vert  et  est  traitd  d’une  fagon  differente;  les  poigneesde
  tiges,  neltoydes  des  mauvaises  herbes  et  des  brins  courts,  sont
reunies  en  bottes,  que  Ton  porte  au  peigne  n°  2  ;  celui-ci  est  dispose  de
fagon  äretenir  les  capsules  ct  a  les  arracber.  L’ouvrier  prend  une  poignee
de  lin  par  la  racine  et  frappe  le  sommet  sur  les  peignes  en  tirant  a  lui;
les  capsules  ne  pcuvent  pas  entrcr  entre  les  dents  ;  elles  tombent  sur  une
toile  placee  sous  le  chevalet;  l  operation  termince,  le  lin  est  de  nouveau
mis  en  bottes,  que  l’on  porle  au  routoir.
On  dtale  ensuite  les  capsules  au  soleil,  pour  les  faire  rndrir  ct  seeher;
on  les  bat  apres  et  Ton  en  obtientune  graine  dont  on  extrait  de  l'huile;
les  debris  des  capsules  sont  donnes  coinme  aliment  au  betail.
D’autres  fois,  on  arrache  le  linquand  les  graines  comniencent  a  brunir
dans  les  capsules,  sans  cependant  attendre  la  maturite  complete,  sinon
la  blasse  perdrait  en  qualite;  on  obticnt  ainsi  la  graine  que  l’on  pcut
encore  semer  une  fois  ou  deux.
Le  lin  est  ensuite  mis  en  chaine,  pour  en  operer  le  fanagc;  puis  il  est
rentrd  et,  plus  tard,  on  le  soumet  au  battage.  Pour  executer  cette  Operation,
on  etalc  les  bottes  et  l’on  frappe  les  capsules  a  l’aide  de  la  battoire  n°  5.
Quelquefois  cependant,  le  lin  rame  est  battu  ä  l’aide  du  brau  n°  4;
mais,  dans  ce  cas,  on  couvre  les  tiges  de  plancbes  et  les  capsules  scules
sont  atteintes  par  le  fleau.
Apres  le  battage,  le  lin  est  soumis  au  rouissage,  Operation  qui  apour
but  de  faciliter  la  preparation  de  la  blasse;  ensuite,  apres  la  dessication
complete  qui  se  termine  souvent  par  le  hälage,  on  lui  fait  subir  differentes ­
  manipulations  pour  le  rendre  propre  a  passer  ä  la  blature.
D’abord,  on  le  soumet  a  loperation  du  maquage  oumaillage;  mais,
au  prealable,  on  enleve,  a  Paide  du  peigne  n°  2,  les  tiges  courtcs  et
embrouillees.  On  etend  alors  les  aulres  tiges  sur  une  aire  plane,  puis  on
les  ecrase  ä  l’aide  d’une  battoire  n°  5,  portant,  en-dessous,  des  cannelurcs
prismatiques  ä  arßtes  arrondies;  cette  battoire  est  munie  d’un  manche
courbe,  destine  a  la  manoeuvrer.  Quand  le  lin  est  maille  d  un  c6te,  on  le
rctourne  pour  lui  faire  subir  la  möme  Operation  du  eöte  oppos^;  il  est
ensuite  secoud  ct  reuni  en  paquels.
Au  maillage,  succede  l’ecangagc  ou  teillagc,  qui  a  pour  objct  de
separcr  la  cbcnevotte  des  brins  de  blasse;  on  se  sert  pour  cela,  d’abord.
d  une  ecangue  n°  6,  espece  de  couperet  mince,  plat,  muni  d’une  Sorte  de
t6te  destinee  ä  lui  donner  plus  de  poids  ou  de  volee.  L’ouvrier,  tenant
une  poignee  de  lin  broyd,  la  passe  dans  une  ouverture  de  la  plane.be  a
            
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