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regia atteignit une moyenne annuelle de 286,916 francs;
mais les circonstances penibles du pays, tantot en proie
ä l’envahisseur, tantot dechire par de mallieureuses
lüttes eiviles, ont entrainb des pertes, et ce revenu de-
puis 1822 jusqu’ä 1832 descendait ä une moyenne an
nuelle de 222,382 francs.
Un inventaire fait en 1825 constata toutefois l’exis-
tence d’un Capital de 1,490,300 francs en valeurs de
toute espece.
Lors de la cliute du gouvernement de Don Miguel
en 1833, Annes da Costa re§ut sa demission, et 1 ’lm-
pressäo regia prit, comme a l’epoque de 1820 ä 1823,
la denomination d’Imprimerie nationale, etant inise sous
la dependance du ministere de l’interieur.
Depuis 1833 jusqu’ä 1838, des personnes eminentes
dans la politique et dans la litteraturc, tellcs quo, Eo-
drigo da Fonseca Magalhaes, Antonio de Oliveira Mar-
reca et Jose Liberato Freire de Carvalho, ont preside
ä l’administration de l’Imprimerie nationale, oü Ton
essaya encore une fois (11 Dbcembre 1835 a 27 Juin
1836) le Systeme des commissions, mais tout de meine
avec une faible avantage; malheureusement les desor-
dres de ce temps-lä n’ont pas permis a ces administra-
teurs de montrer leur competence et de deployer leurs
vastes connaissances au profit de l’art et de l’btablis-
sement, auquel neanmoins plus tard, le premier de ces
messieurs, etant ministre de l’interieur, donna une pro
tection soigneuse et une assistance effieace.
L’ordonnance du 24 Aoüt 1838, en accordant une
pension de retraite a Freire de Carvalho, nomma dire-